Attention au réchauffement climatique.
Les forestiers doivent être particulièrement vigilants en ce qui concerne les conséquences du réchauffement climatique pour leurs peuplements.
En effet, lorsqu’on plante ou régénère un peuplement, c’est pour le récolter dans les 50 à 100 ans. Un réchauffement climatique de 4 à 6 degrés tels qu’on nous le prédit pour la fin du siècle ne peut manquer d’avoir des conséquences importantes sur les choix d’essence et de sylviculture que nous réalisons aujourd’hui.
Nos organisations nationales s’en sont préoccupées depuis plusieurs années. A l’initiative de l’IDF, le réseau AFORCE qui réunit tous les organismes de recherche forestière et les organisations forestières, a commencé à faire connaître ses premières conclusions. Celles-ci seront présentes à la fin du mois de janvier à Tours, dans une manifestation qui rassemblera pas moins de 350 personnes.
A l’issue de cette manifestation, diverses informations, d’ores et déjà certaines seront livrées au public de forestiers
Quelques conseils pour le Limousin :
En fonction des connaissances disponibles, on peut d’ores et déjà relever :
- En matière de sylviculture :
- viser des peuplements associant plus d’une seule essence
- avoir une sylviculture intensive, dépressant tôt et vigoureusement les peuplements
- raccourcir les révolutions (visa 35 à 40 ans pour le Douglas)
- En matière de choix d’essences :
- en résineux : viser Douglas Californien, Cèdre, Nordmann ou les Pins entre l’Epicéa, le Pectiné, le Grandis
- en matière feuillus : voir en fonction des provenances, le Châtaignier, le Rouvre, le Robinier, entre le Hêtre, le Frêne et le Pédonculé.
Jean-Marie BARBIER,
Président du Syndicat des Forestiers Privés du Limousin


